Un cendrier en bronze patiné : une véritable curiosité !
grotesque : mais surtout intrigant cet étrange cendrier en bronze ...Objet mystérieux du XIXe siècle : L’encrier diabolique en bronze patiné
Difficile de croiser dans un cabinet d’amateur ou un salon d’antiquaire une pièce aussi intrigante que cet encrier en bronze patiné, plus connu sous son surnom suggestif : l’encrier diabolique …Sa fonction première, se mêle à une esthétique singulière et à une aura presque ésotérique qui le place à mi-chemin entre l'objet utilitaire et le symbole d’un imaginaire oublié.
L’encrier diabolique en bronze : un objet rare aux allures de chimère
Parmi les artefacts les plus troublants du XIXᵉ siècle, cet encrier en bronze patiné, surnommé à juste titre l’encrier diabolique, défie les conventions.
Mi-instrument d’écriture, mi-sculpture fantastique, il fascine par son allure grotesque, son mystère et sa rareté. Un diable masqué au sourire narquois, aux pieds velus et aux oreilles creusées pour accueillir les plumes : voilà qui évoque bien plus qu’un simple ustensile… un vrai personnage sorti d’une mythologie oubliée.
Un cendrier venu du passé : étrange héritage du XIXe siècle
Fruit probable d’un travail français du XIXe siècle, cette œuvre anthropomorphe évoque les grotesques du XVIe siècle italien.
Sa tête de démon grimaçante abrite un logement pour l’encre sous un couvercle articulé ; ses oreilles percées servaient à glisser les plumes, ajoutant à l’objet une fonctionnalité aussi surprenante que poétique.
- Matériau : bronze patiné, solide et noble, loin du laiton des copies modernes.- Dimensions : environ 10 × 7 × 7,5 cm pour un poids imposant de 750 g. ( preuve de son travail en bronze véritable, bien loin des nombreuses copies modernes en laiton. ! )
- État : bon, avec patine authentique. Le socle d’origine semble avoir disparu, si toutefois il y en avait un … :). L’intérieur en verre, autrefois destiné à l'encre, manque également.
Son couvercle articulé, aujourd’hui amputé de son liner, cachait un compartiment à encre.
Fabriqué en France à la fin du XIXᵉ siècle, ce petit monstre d’atelier s’inscrit dans une mouvance néo-Renaissance, inspirée des grotesques italiens du XVIᵉ siècle.
Curiosité : Un démon domestiqué ou une créature d’atelier ?
Son expression narquoise, ses longs pieds poilus et son sourire malicieux semblent sortir tout droit d’un conte fantastique.Était-il un objet conversationnel dans un salon érudit ?
Une curiosité sur le bureau d’un écrivain ?
Il fascine autant qu’il interroge.
Un objet rare au visage multiple- Masque grimaçant, souriant ou moqueur selon l’angle
- Oreilles ouvertes, pensées pour y glisser les plumes
- Pattes sculptées, lui donnant presque une allure de créature vivante
- Une patine brun foncé exceptionnelle, témoignage du temps et de la matière
Sa rareté est confirmée par les comparaisons avec des pièces similaires, telles que cet encrier italien de style XVIe siècle, vendu par Sotheby’s à plus de 500 €, provenant d’un hôtel particulier parisien.
Ces enchères prestigieuses illustrent l'engouement des collectionneurs pour ce type d’objets hybrides, à la fois fonctionnels et expressifs.
Ce parallèle donne à certains rares objets quelques peu similaires, adjugés parfois seulement sous les 100 €, une tout autre résonance : celle d’une pièce sous-estimée, peut-être même méconnue ou d'une ' reproduction ' d'origine asiatique ( très souvent en laiton fort léger ).
Bien plus qu'un encrier : un Témoin d’une époque révolue
Cet encrier est davantage qu’un simple outil d’écriture : il est le miroir d’un siècle fasciné par les mystères, les chimères et les figures satiriques.
Il incarne cette tendance à vouloir injecter du caractère et du symbolisme dans les objets du quotidien.
Remplir son " cabinet du Curiosités " : un témoignage d’époque entre utilité et étrangetéDerrière son apparence de lutin ou de démon, cet encrier révèle une époque où l’écriture était une pratique noble, entourée d’objets dignes d’un cabinet de curiosités.
Fantaisie, ironie, savoir-faire : il condense tout cela dans une forme expressive, presque dérangeante, mais captivante.
… pour plus de précisions, cliquez les vignettes ci-dessous pour les agrandir et voir de plus près les détails de notre " grotesque moyenâgeux "...enjoy :)
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