Érotisme ou invocation, le phallus dans la culture asiatique.

croyances : des particularité asiatiques

et encore, pas que asiatiques, mais Inde et Thaïlande pour ce sujet du jour sur la fertilité, ainsi que sur les différentes représentations des demandes nous donnent, à nous, occidentaux, matière à réflexion ...
L'on connaît l'importance de la représentation phallique dans toutes les cultures Mondiales, mais en ce qui concerne les pays asiatiques, principalement en ce qui concerne le Japon, la Chine, voire même l'Inde, la connotation " érotique " est celle qui semble prédominer, et pourtant … Laissons donc de côté les clichés classiques sur les estampes japonaises ou sur les pratiques sexuelles chinoises ou japonaises actuelles et prenons un exemple bien concret, plutôt quatre exemples au travers de quatre objets, en provenance directe de Thaïlande et d'Inde.
Par contre, la symbolique du thème, depuis l'inde jusque la Thaïlande comme dans bien d'autres endroits reste la grande majorité du temps liées à des invocations, des désirs ou des demandes en rapport avec la fertilité, de la part des femmes comme aussi des hommes.
L'on trouve donc ainsi des centaines d'objets à l'image d'un phallus, quasiment toujours en ' grande taille ' et tout à son avantage, ce qui est logique lorsque l'on parle de " fertilité " !
Un phallus est un pénis en érection, il peut également désigner un objet qui ressemble à un pénis, ou un mimétique image d'un pénis en érection. Dans l'histoire de l'Art, une figure avec un pénis en érection est décrite comme " ithyphallique.
En résumé, tout objet qui ressemble symboliquement de près ou de loin à un pénis peut également être appelé phallus.
Ces objets sont plus souvent qualifiés du terme " phallique ". Ce sont des symboles qui représentent souvent la fertilité et surtout les implications culturelles qui sont associées à l'organe sexuel masculin, ainsi également à l'orgasme masculin.
Pour le terme " Priape " c'est légèrement différent puisque, normalement, il ne désigne pas un objet ou une chose, mais un Dieu. Chez les grecs, Priape, ( Mutunus Tutunus chez les romains ) est reconnaissable à son " gigantesque pénis "constamment turgescent ( " priapisme " en médecine ).
Comme plusieurs autres divinités phalliques, Priape tire son origine du Feu divin dont le phallus est l'image principale, la flamme se dressant et de la sexualisation de la production du feu par frottement dans laquelle l'un des deux morceaux de bois est assimilé au sexe masculin et l'autre au sexe féminin ...
:)
Chez eux, le phallus est considéré comme un symbole de chance qui symbolise la fertilité. Des statues de pénis sculptés dans le bois principalement, ou d'autres matières, sont censées posséder des pouvoirs spéciaux, doter de la bonne fortune ou de la fertilité tous ceux ( et celles ! ) qui sont mis en contact avec ces précieux phallus.
Il s’agit ici en fait d’un petit espace en plein centre urbain consacré à la déesse Chao Mae Tuptim.
Ce qui surprend, et cela est tout à fait normal, toute personne n'ayant pas conscience de cette culture, c'est le nombre de pénis, de phallus que l'on peut y rencontrer, de toutes matières, de toutes formes, de toutes couleurs, de toutes tailles ...
Finies les traditionnelles fleurs, bâtons d’encens, ou autres boutons de lotus, remplacées désormais par des phallus en bois, en pierre, en couleur et de toutes les tailles. Ils sont posés à même le sol, entassés les uns sur les autres contre les ficus. Peu à peu s’amoncellent donc des verges plus ou moins anciennes.
La légende raconte qu’une femme thaïlandaise stérile serait venue au pied du banian prier la déesse Tuptim. Neuf mois après elle aurait donné naissance à un petit garçon. En remerciement elle a déposé un Lingam (amulette en forme de phallus) au pied du banian. D’autres femmes stériles auraient eu vent de cette histoire et seraient, par la suite, venues offrir à la déesse de nouveaux lingams, ce qui explique le nombre impressionnant d’offrandes aux pieds des différents arbres du sanctuaire. On dit qu’on vient même d’autres pays étrangers prier la déesse !
La devanagari, du sanskrit " devanāgarī ", est une écriture alphasyllabaire utilisée pour le sanskrit, le prâkrit, le hindi, le népalais, le marathi et plusieurs autres langues indiennes. C'est une des écritures les plus employées en Inde du Nord et au Népal.
Cela nous permet, entre autres, de donner une origine, une localisation à ces objets, et avec cette variante, l'on peut même réussir à peaufiner également leur datation ...
Le palad khik ou amulette pénis est une des amulettes thaïes, indoues, les plus connues. Elle est en forme d'un phallus, sur lequel sont inscrites des formules, et peut mesurer de quelques centimètres à quelques mètres ...
La représentation du Phallus est beaucoup à tendance " invocation " lorsqu'on la trouve en public.
Comme toujours la notion d'érotisme est et reste liée à celle de ' secret ' et donc les objets à forme ou style phallique certes existent, mais ne sont guère très exposés à la vue de tous.Par contre, la symbolique du thème, depuis l'inde jusque la Thaïlande comme dans bien d'autres endroits reste la grande majorité du temps liées à des invocations, des désirs ou des demandes en rapport avec la fertilité, de la part des femmes comme aussi des hommes.
L'on trouve donc ainsi des centaines d'objets à l'image d'un phallus, quasiment toujours en ' grande taille ' et tout à son avantage, ce qui est logique lorsque l'on parle de " fertilité " !
Une mise au point préalable: Pénis, Phallus et Priape.
Le pénis, ou encore la verge est l’organe mâle de copulation et de reproduction chez l'homme, comme chez les animaux. Il constitue, avec les testicules, l’appareil génital externe du mâle. L'organe reproducteur mâle s'appelle également pénis en général.Un phallus est un pénis en érection, il peut également désigner un objet qui ressemble à un pénis, ou un mimétique image d'un pénis en érection. Dans l'histoire de l'Art, une figure avec un pénis en érection est décrite comme " ithyphallique.
En résumé, tout objet qui ressemble symboliquement de près ou de loin à un pénis peut également être appelé phallus.
Ces objets sont plus souvent qualifiés du terme " phallique ". Ce sont des symboles qui représentent souvent la fertilité et surtout les implications culturelles qui sont associées à l'organe sexuel masculin, ainsi également à l'orgasme masculin.
Pour le terme " Priape " c'est légèrement différent puisque, normalement, il ne désigne pas un objet ou une chose, mais un Dieu. Chez les grecs, Priape, ( Mutunus Tutunus chez les romains ) est reconnaissable à son " gigantesque pénis "constamment turgescent ( " priapisme " en médecine ).
Comme plusieurs autres divinités phalliques, Priape tire son origine du Feu divin dont le phallus est l'image principale, la flamme se dressant et de la sexualisation de la production du feu par frottement dans laquelle l'un des deux morceaux de bois est assimilé au sexe masculin et l'autre au sexe féminin ...
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Le Temple de la Déesse de la Fertilité à Bangkok.
Appelé également " Sanctuaire du Phallus ", cela ne fait sourire que les européens, car c'est un endroit surprenant certes, peu connu, discret et surtout très respecté des Thaïlandais.Chez eux, le phallus est considéré comme un symbole de chance qui symbolise la fertilité. Des statues de pénis sculptés dans le bois principalement, ou d'autres matières, sont censées posséder des pouvoirs spéciaux, doter de la bonne fortune ou de la fertilité tous ceux ( et celles ! ) qui sont mis en contact avec ces précieux phallus.
Il s’agit ici en fait d’un petit espace en plein centre urbain consacré à la déesse Chao Mae Tuptim.
Ce qui surprend, et cela est tout à fait normal, toute personne n'ayant pas conscience de cette culture, c'est le nombre de pénis, de phallus que l'on peut y rencontrer, de toutes matières, de toutes formes, de toutes couleurs, de toutes tailles ...
Finies les traditionnelles fleurs, bâtons d’encens, ou autres boutons de lotus, remplacées désormais par des phallus en bois, en pierre, en couleur et de toutes les tailles. Ils sont posés à même le sol, entassés les uns sur les autres contre les ficus. Peu à peu s’amoncellent donc des verges plus ou moins anciennes.
La légende raconte qu’une femme thaïlandaise stérile serait venue au pied du banian prier la déesse Tuptim. Neuf mois après elle aurait donné naissance à un petit garçon. En remerciement elle a déposé un Lingam (amulette en forme de phallus) au pied du banian. D’autres femmes stériles auraient eu vent de cette histoire et seraient, par la suite, venues offrir à la déesse de nouveaux lingams, ce qui explique le nombre impressionnant d’offrandes aux pieds des différents arbres du sanctuaire. On dit qu’on vient même d’autres pays étrangers prier la déesse !
A la découverte du sanskrit et de ses variantes historiques et géographiques.
Sur les deux exemplaires réalisés en os, figurent de nombreuses inscriptions, qui sont prières, invocations, ou autres ( ??? ) destinés aux dieux, à la déesse de la fertilité principalement, et ceci en " sanskrit ", plus particulièrement semble-t-il en " devanagari " , une écriture que je découvre à cette occasion !La devanagari, du sanskrit " devanāgarī ", est une écriture alphasyllabaire utilisée pour le sanskrit, le prâkrit, le hindi, le népalais, le marathi et plusieurs autres langues indiennes. C'est une des écritures les plus employées en Inde du Nord et au Népal.
Cela nous permet, entre autres, de donner une origine, une localisation à ces objets, et avec cette variante, l'on peut même réussir à peaufiner également leur datation ...
Le Palad Khik, une amulette Thaïe sexuelle, bouddhiste aussi puisque très répandue en Inde.
Peut-être un peu plus du côté " sexe " que ce dont nous avons parlé avant, mais toujours avec cette évocation de fertilité, de puissance aussi ...Le palad khik ou amulette pénis est une des amulettes thaïes, indoues, les plus connues. Elle est en forme d'un phallus, sur lequel sont inscrites des formules, et peut mesurer de quelques centimètres à quelques mètres ...
Ils peuvent être fabriqués en toutes matières, du bois au bronze, de l'or à l'argent, en passant par l'os ou l'ivoire et la pierre, mais également, en plastique ou en résine pour le commerce " touristique " ...Ces amulettes sont censées apporter chance, virilité, protection, séduction, attirance ...
L'organe masculin est célébré de partout dans de nombreuses civilisations, tout particulièrement dans ces régions d'Asie.
Les Palad Khiks sont généralement portés par les hommes sur un cordon autour de leur taille, placés sous les vêtements et excentrés du vrai pénis. Il n'est pas rare qu'un homme porte plusieurs palad khiks en même temps, dans l'espoir d'attirer les femmes, d'augmenter ses chances de jouer et de se protéger contre les objets dangereux comme les balles et les couteaux. Parfois, les femmes en Thaïlande, en Inde également, le portent également dans leur sac pour les protéger du viol et de l’agression. Les propriétaires de magasins les affichent dans leurs magasins ou dans la caisse enregistreuse pour protéger leur entreprise et leur apporter de la chance et des ventes.
Mais il ne doit surtout pas être porté dans des endroits " impurs " comme les lieux de jeux, de plaisirs ou autres, respect et croyances obligent. Tous les bouddhistes principalement, notamment en Inde, respectent ces ' interdictions ' …
Deux des exemplaires présentés sont réalisées en bois, un bois lourd et très dur, le bois de Takian Thong, que l'on trouve principalement en Thaïlande, de plus en plus rarement, nommé aussi " Bois de fer de Ceylan ", dont les exemplaires ont été quasiment décimés, croyances obligent: des esprits féminins vivant dans ces arbres s'attaqueraient aux hommes qui succomberaient à leurs charmes, mais qui donc possèderaient des vertus exceptionnelles que toutes et tous souhaiteraient avoir, d'où, aussi cette utilisation pour la fabrication d'amulettes très spéciales ...
De nombreux exemplaires, principalement en laiton, en résine, circulent dans nos pays, apportés par les touristes, ici vous allez voir deux exemplaires assez rares, les deux plus petits en bois dur et sculpté, les deux plus grands en os sculpté et gravés de nombreuses inscriptions en sanscrit ….
1 - phallus en os gravé d'écritures.
" Sculpture ou godemichet en os sculpté, représentant un phallus avec des inscriptions en sanskrit - devanagari, provenance du Nord de l'Inde ou Népal, d'époque fin XVIIIème siècle. "
24 x 9 x 9 cm
394 grammes
2 - phallus en os gravé d'écritures.
" Sculpture ou godemichet en os sculpté, représentant un phallus avec des inscriptions en sanskrit - devanagari, provenance du Nord de l'Inde ou Népal, d'époque fin XVIIIème siècle. "
20 x 8 x 9 cm
285 grammes
3 - fétiche de la fertilité ( original )
" à forme Phallus, sculpté de personnages érotiques ; en bois de Takian Tong lourd, dur et dense ( ne flotte pas ) Thaïlande fin XVIIIème début XIXème siècle. "
24 x 9 x 9 cm
394 grammes
3 - fétiche de la fertilité ( original )
" à forme Phallus, sculpté de personnages érotiques ; en bois de Takian Tong lourd, dur et dense ( ne flotte pas ) Thaïlande fin XVIIIème début XIXème siècle. "
20 x 8 x 9 cm
285 grammes
L'organe masculin est célébré de partout dans de nombreuses civilisations, tout particulièrement dans ces régions d'Asie.
Les Palad Khiks sont généralement portés par les hommes sur un cordon autour de leur taille, placés sous les vêtements et excentrés du vrai pénis. Il n'est pas rare qu'un homme porte plusieurs palad khiks en même temps, dans l'espoir d'attirer les femmes, d'augmenter ses chances de jouer et de se protéger contre les objets dangereux comme les balles et les couteaux. Parfois, les femmes en Thaïlande, en Inde également, le portent également dans leur sac pour les protéger du viol et de l’agression. Les propriétaires de magasins les affichent dans leurs magasins ou dans la caisse enregistreuse pour protéger leur entreprise et leur apporter de la chance et des ventes.
Mais il ne doit surtout pas être porté dans des endroits " impurs " comme les lieux de jeux, de plaisirs ou autres, respect et croyances obligent. Tous les bouddhistes principalement, notamment en Inde, respectent ces ' interdictions ' …
Du bois très dur pour sculpter des amulettes " vertueuses " …
Il est commun en Thaïlande de voir des offrandes faites à des arbres, les croyances animistes locales disent en effet que des esprits divers peuvent vivre dans les arbres et que le fait de leur faire des offrandes permet d'obtenir de ces esprits au moins la paix et au mieux la réalisation de ses désirs. Le plus recherché et le plus adulé désormais est le " Takian Thong ", un arbre quasiment en voie de disparition.Deux des exemplaires présentés sont réalisées en bois, un bois lourd et très dur, le bois de Takian Thong, que l'on trouve principalement en Thaïlande, de plus en plus rarement, nommé aussi " Bois de fer de Ceylan ", dont les exemplaires ont été quasiment décimés, croyances obligent: des esprits féminins vivant dans ces arbres s'attaqueraient aux hommes qui succomberaient à leurs charmes, mais qui donc possèderaient des vertus exceptionnelles que toutes et tous souhaiteraient avoir, d'où, aussi cette utilisation pour la fabrication d'amulettes très spéciales ...
L'exposition du jour …
Ce sont donc quatre exemples de ces " amulettes ", mais aussi de " phallus ", si l'on parle de taille, que vous allez pouvoir regarder, admirer dans la galerie photos ci-dessous ...De nombreux exemplaires, principalement en laiton, en résine, circulent dans nos pays, apportés par les touristes, ici vous allez voir deux exemplaires assez rares, les deux plus petits en bois dur et sculpté, les deux plus grands en os sculpté et gravés de nombreuses inscriptions en sanscrit ….
1 - phallus en os gravé d'écritures.
" Sculpture ou godemichet en os sculpté, représentant un phallus avec des inscriptions en sanskrit - devanagari, provenance du Nord de l'Inde ou Népal, d'époque fin XVIIIème siècle. "
24 x 9 x 9 cm
394 grammes
2 - phallus en os gravé d'écritures.
" Sculpture ou godemichet en os sculpté, représentant un phallus avec des inscriptions en sanskrit - devanagari, provenance du Nord de l'Inde ou Népal, d'époque fin XVIIIème siècle. "
20 x 8 x 9 cm
285 grammes
3 - fétiche de la fertilité ( original )
" à forme Phallus, sculpté de personnages érotiques ; en bois de Takian Tong lourd, dur et dense ( ne flotte pas ) Thaïlande fin XVIIIème début XIXème siècle. "
24 x 9 x 9 cm
394 grammes
3 - fétiche de la fertilité ( original )
" à forme Phallus, sculpté de personnages érotiques ; en bois de Takian Tong lourd, dur et dense ( ne flotte pas ) Thaïlande fin XVIIIème début XIXème siècle. "
20 x 8 x 9 cm
285 grammes
Photographies ... ( cliquez sur les vignettes pour naviguer dans la galerie d'exposition ... )
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